La châtaigneraie cévenole dans la Vallée Borgne

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Le châtaignier a eu une grande place dans la vie de ce pays comme dans d'autres contrées françaises. Connu et cultivé dans l'empire romain, son exploitation a été confortée par la romanisation.
Au cours des siècles, les propriétaires terriens, ainsi que les moines (qui ont apporté leurs compétences et leur organisation) ont développé sa culture. On peut très précisément établir la densité de la châtaigneraie cévenole en 1550 et observer que sa superficie a doublé dans les siècles qui suivirent, et même triplé dans certains cas, jusqu'au pic des plantations qui est beaucoup plus récent qu'on ne l'imagine.

La châtaigneraie cévenole était avant tout fruitière et nécessitait un gros entretien comme tous les vergers.
Aliment de base (on en mangeait toute l'année), la châtaigne était aussi une source de revenus, elle permettait aux habitants de
Saint-André de Valborgne, par un commerce d'échanges, de compléter l'insuffisance de leurs productions céréalières par un apport importé de Lozère.
Le châtaignier a connu la maladie de l'encre, puis du chancre de l'écorce. Abandonné par l'homme, il s'est maintenu en périclitant sous forme d'espaces forestiers : vergers envahis par les semis, vergers coupés pour le tanin qui ont donné de mauvais taillis.
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