Pendant des millénaires, larges ou
étroits, ces chemins étaient parcourus par les hommes choisissant
le tracé le plus court. Ils pouvaient être empierrés
ou caladés pour les rendre praticables et les préserver
du ravinement, souvent creusés dans les rochers, quelquefois bornés
par des murs montés en pierre sèche.
Après la révocation de l'Edit de Nantes, en 1689, pour favoriser
le déplacement éventuel des troupes royales, l'intendant
du Languedoc de Basville fit aménager de nombreux chemins classés
en "grands chemins" (4,8 m) et en "chemins de traverse"
plus étroits (2,5 m).
Le sentier de l'Exil, chemin de
Capou (commune de Saumane) à St-Roman de Tousque (Lozère),
remanié dans ce cadre, a connu plus tard une fréquentation
importante exigeant des chevaux de renfort, ce qui est à l'origine
du relais de Capou. Ce chemin est très bien conservé, avec
murs de soutènement, aqueduc et bornes dressées. |