Pendant des millénaires, larges ou
étroits, ces chemins étaient parcourus par les hommes choisissant
le tracé le plus court. Ils pouvaient être empierrés
ou caladés pour les rendre praticables et les préserver
du ravinement, souvent creusés dans les rochers, quelquefois bornés
par des murs montés en pierre sèche. Dans le cadre d'un réaménagement du territoire à l'initiative de Colbert pour faciliter les échanges dans le royaume, l'intendant
du Languedoc, de Basville (1648-1724), fit aménager de nombreux chemins classés
en grands chemins (4,8 m) et en chemins de traverse
plus étroits (2,5 m).
Le sentier de l'Exil, chemin de Capou (commune de Saumane) à Saint-Roman de Tousque (Lozère), remanié dans ce cadre, a connu plus tard une fréquentation
importante exigeant des chevaux de renfort, d'où le relais de Capou.
Ce chemin est conservé, avec murs de soutènement, aqueduc et bornes dressées. |