| Eglise de Saumane |
|
Située dans le quartier de la Tourette. Très ancienne,
elle n'a jamais fait l'objet d'une étude architecturale
historique. |
![]() |
Les enfants et petits-enfants des Saumanois
d'aujourd'hui pourront célébrer - sans erreur - le premier
millénaire de la "Cella Sancte-Marie de Saumanna", figurant
dans une bulle papale de 1079, au titre de Saint-Victor de Marseille. Cela
ne veut pas dire que la célèbre Abbaye a créé
la "Cella" mais prouve son existence à cette date. Existence confirmée par une bulle de 1113 mentionnant l'"Acclésia parochialis de Saumanna". Saumane est cité en 1380 parmi les prieurés languedociens de Saint-Victor, à l'apogée de l'Abbaye, avec un effectif de deux moines résidants. Depuis, l'église a évolué architecturalement. Le fronton appliqué sur la façade - assez récemment - a fait disparaître le portail précédent et son porche. |
|
Les profilages successifs du chemin ont considérablement relevé
le niveau public, inversant le mode d'accès à l'église.
En 1830, il fallait gravir quelques marches pour entrer et maintenant
il faut descendre. L'abbé Goiffon, archiviste du diocèse de Nîmes, écrivait en 1881 :"église ogivale", sans doute inspiré par les arcs intérieurs, quelque peu déformés. Que le chur soit plus ancien est possible. L'ensemble, visité le 15 septembre 1675 par Jean Ménard, promoteur du diocèse fut ainsi décrit : "église fort ancienne et fort longue presbytère assez joli". A défaut d'analyse compétente, on peut remarquer dans la chapelle, côté de l'Evangile, un accès (fermé) incorporé à mi-niveau dans le mur, communiquant avec la cave du presbytère. Les arcs anormalement surbaissés des deux chapelles posent question. Contrairement aux autres églises du pays, généralement voûtées, celle de Saumane, incendiée par les Camisards en septembre 1702, ne l'aurait pas été. Cela est mentionné dans un procès-verbal d'expertise de décembre 1702 : église "quy n'est pas vouttée" sauf "la voutte quy est au-dessus du cur". Ceci pose le problème de l'existence des arcs ogivaux dans leur forme actuelle. La remise en état fut estimée à 1.1789 livres - somme considérable - et l'église "réconciliées" remise en service en 1713. L'actuelle municipalité de Saumane a récemment fait procéder à d'importants travaux de restauration et de conservation. Sans doute peu orthodoxe, le résultat est remarquable. En éliminant les enduits, dans l'église et hors l'église, dégageant ainsi un appareillage rustique, ces travaux ont rendu au matériau local toute sa valeur faisant de la nef un vaisseau de pierre, dépouillé et éclairé, du plus bel effet. Ouverte tous les jours de 9h à 18h. |
| Tous droits de reproduction réservés © Armoise |
| une
vallée cévenole dans le Gard tourisme vert et vacances en Cévennes |